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 CHANSONS Originales

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Leo REYRE
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Localisation : VALREAS

MessageSujet: CHANSONS Originales   Sam 30 Jan - 17:42

CHANSONS


Panne des sens
La chanson du 20e siècle
Couleur peau
L'île verte
Commémoration
Les soupirants
Noces d'or
Nonos d'or
La moche
Supplique des enfants de la Terre
Rêvons

[size=16]
PANNE DES SENS
Avant, quand j'avais de bons yeux,
Je voyais la bête à bon dieu
A une lieue.
Je suivais son vol gracieux,
Rouge à points noirs,
Dans le ciel bleu.
Maintenant quand un éléphant
Vient chez moi d'un pas nonchalant,
C'est un chaton que voient mes yeux.
Je me fais vieux.

Avant, quand j'avais de l'ouïe,
Je sursautais au grattouillis
D'une fourmi.
Je suivais ses pas dans la nuit
Pendant mes heures d'insomnie.
Maintenant, quand je dors, je dors.
Le tonnerre à voix de stentor,
C'est du duvet, c'est de la plume.
Mes marteaux ratent mes enclumes.

Avant, quand j'avais un bon nez,
Je sentais longtemps avant mai
Un brin de muguet.
Yeux fermés, narines aux aguets,
Dès mars, j'en faisais des bouquets.
Maintenant, même un pied dessus,
Le crottin, je ne le sens plus.
Mon flair qui tenait du limier
S'est anémié.

Avant, quand j'avais des papilles,
Je trouvais du goût aux bacilles.
J'agrémentais en maître-coq
Mes sauces avec celui de Koch.
Maintenant, quand je fais festin,
Les saveurs me posent un lapin.
Je ne sais plus ce que je mange.
C'est très étrange.

Avant, quand j'avais de bons doigts,
Je caressais plus qu'il se doit
Des peaux qui m'étaient étrangères,
J'avais la main légère
Et j'éprouvais des sensations
qui me causaient des émotions.
Maintenant, quand un bout de choix
Tombe par hasard sous mes doigts,
Mon coeur n'éprouve aucun émoi:
Un bout de bois.

J'ai beau faire le plein des sens,
Les cinq pèchent par indigence.
Je pourrais m'en prendre au bon dieu.
Non, je me fais vieux.

LA CHANSON DU 20e SIECLE
S'il fallait retenir du siècle
Une chanson,
Ce serait sans aucun conteste
La Madelon
Il y eut d'autres chansons à boire
D'autres refrains
Mais d'un chant rentré dans l'histoire
On s'en souvient.
Notre siècle ne fut pas tendre
Pour les agneaux.
De leur ruisseau les loups prétendent
Qu'ils troublaient l'eau.
Notre siècle fut bien plus tendre
Pour les tocsins.
Ils se firent partout entendre;
Gare au prochain!
Notre siècle a connu des guerres
Des invasions
Chacune a été la dernière
Pour des millions.
Les clairons s'y firent entendre
Et les canons.
La colombe s'y fit surprendre
Par les faucons.
Il y eut des guerres de races,
De religions,
Parfois pour le trottoir d'en face
Entre nations.
Chacune nous a fait connaître
D'autres héros
Que ceux qui eurent l'heur de naître
Dans des châteaux.
Les notres, ceux qui s'illustrèrent
venaient d'en-bas.
S'ils sont morts, c'était pour leurs  terres,
Pas pour leur roi.
A l'époque où les rois de France
Et ceux d'Albion
Se faisaient la guerre à outrance,
English, go home!
Les guerres ne dépassaient guère
Plus de cent ans
Et l'on devenait centenaire
En attendant.
Celles que connut notre siècle
Ont rarement
Dépassé , même planétaires,
Quatre ou cinq ans.
Mais elles furent plus gourmandes
En sang humain
Que toutes celles contre Englande
Des temps lointains.
On peut dire sans plus attendre
Que les progrès
Ont permis d'obtenir des cendres
Plus condensées.
Ce qui fut gaspillé en armes,
En munitions,
En deuils, en douleurs et en larmes,
En destructions
Aurait pu apporter remède
A bien des maux
A bien d'arbres apporter la sève
Jusqu'aux rameaux.
C'est la rançon qu'il fallait mettre
Face au danger
De voir à jamais disparaître
La liberté.
J'aimerais que "La vie en rose"
Soit sa chanson
Mais notre siècle nous impose
"La Madelon"

COULEUR PEAU
Souvent, un sourire est le plus important;
Sans les mots, un regard se comprend;
On peut vivre et s'aimer différents.
Seul, l'amour est important.
Pourtant, couvre-feu sur les grands sentiments,
Une peau nous a faits différents
Et le coeur se referme aux pigments
Comme si c'était important.

On se fie trop à l'emballage,
Trop aux couleurs sur les visages.
Un même sang rouge grenat
Parcourt le corps quand le coeur bat.
Ce n'est pas la peau la différence:
C'est surtout ce que l'on en pens.
Un même sang rouge grenat
Parcourt le corps quand le coeur bat.

Souvent, un sourire est le plus important,
Un regard, une main qui se tend,
Cri du coeur qu'un autre coeur comprend.
Seul l'amour est important.
Pourtant, bien des hommes se voient différents
Et s'ignorent à cause d'un pigment
Jaune; rouge, noir ou blanc,
Souvent, comme si c'était important.

On se fie trop aux apparences,
Trop aux couleurs de la naissance.
Qu'on fasse l'un vers l'autre un pas;
Qu'avec les coeurs s'ouvrent les bras.
Si nous avions tous la peau bleue
Serions-nous plus ou moins heureux?
Un même sang rouge grenat
Parcourt
le corps quand le coeur bat.

L'ÎLE VERTE
Verte au milieu d’un lagon bleu,
Je vois une île dans tes yeux,
Au milieu d’un lagon bleu
Et des récifs de corail
Ce lagon bleu, cette île verte
Et ces récifs de corail
Je les vois dans tes yeux
Lorsque tes pensées voyagent.

Verte au milieu d’un lagon bleu,
Je vois une île dans tes yeux
Avec des palmiers géants
Et des fleurs sur l’océan.
Ce lagon bleu, cette île verte
Et ces fleurs sur l’océan,
Je les vois dans tes yeux
Lorsque tes pensées voyagent.

J’entends au loin des chants
Et des rires d’enfants.
Je vois des fleurs sur l’océan.
Garde tes yeux ouverts
J’y vois des palmiers verts
Un lagon bleu.

On nous couvre de fleurs
J’entends battre ton cœur
C’est l’île verte du bonheur.
Ne ferme pas les yeux


A L'occasion des noces d'or de Geo et Nicole
COMMEMORATION
(Musique de Georges Brassens ( histoire de faussaire ), paroles de Léo Reyre)
Un jour, passant par Taulignan,
Je vis Geo photographiant
De locales célébrités,
Sous un drapeau, des médaillés.
Ainsi que des paratonnerres,
Figés, ils attendaient l’éclair
De son appareil à photos,
Peut-être le petit oiseau.

Poursuivant à Salles-sous-bois,
Je vis des hommes de l’endroit
Rassemblés autour d’un drapeau
Qui piétinaient les pieds dans l’eau.
Un seul se tenait à l’envers.
Soudain il dit : « Voila Chabert »
Et tous d’un même mouvement
S’alignèrent sur un seul rang.

Quand je parvins à Chamaret
Je vis un drapeau amarré
Tristement seul et oublié
Sur la terrasse du café.
Les édiles à l’intérieur,
Attendant Geo,  mêlaient en chœur,
Habitués à ses retards,
Hymne officiel et chants paillards,

Tous les villages où je passai,
Et où Geo était annoncé,
Tous avaient sorti leur drapeau
Pour l’accueillir comme un héros.
Mais je compris le lendemain
En regardant mon quotidien
Qu’ils n’étaient pas fans du héros
Mais qu’ils tenaient à ses photos.

J’y vis des drapeaux alignés,
D’anciens combattants médaillés
Et des légendes lapidaires :
Texte et photos Georges Chabert.
C’est dur d’être correspondant
Des fins de guerres de cent ans.
Avec de pareilles journées
Le flash du Canon doit chauffer.


Les SOUPIRANTS
(sur l’air de Pauvre Martin)
Qu’est-ce qui te prit, gente Nicole,
De prendre Geo de Taulignan (bis)
Comme s’il n’y avait dans ta ville,
Des princes tout aussi charmants ?
Cinquante années, gente Nicole,
Que c’est long pour des soupirants!

S’ils ne surent comment le dire,
En rêve, ils furent tes amants (bis)
Ils se contentaient d’un sourire ;
Facile : tu l’as permanent.
Cinquante années, gente Nicole,
Que c’est long pour des soupirants !

A force de tirer la langue
Et de baver en t’attendant (bis)
Ils se sont asséché les glandes
Salivaires, cela s’entend.
Cinquante années, gente Nicole,
Que c’est long pour des soupirants !

Ils ont tous gardé la moustache
Comme ton Geo de Taulignan (bis)
Espérant que tu les embrasses,
Comme ça, par égarement.
Cinquante années, gente Nicole,
Que c’est long pour des soupirants!

Parcourant des forêts de chênes
A Valréas ou Taulignan (bis),
Tu les reconnaîtras sans peine :
Ces princes-là, ce sont des glands.
Cinquante années, gente Nicole,
C’est trop long pour des soupirants.



NOCES D'OR
(Musique de Georges Brassens (Marquise), paroles de Léo Reyre)
Cinquante années de mariage,
Voici le temps des noces d’or.
C’est le label des bons ménages ;
On n’est pas très loin des records
On oublie nuées et nuages
Quand le ciel bleu est du décor.
Quand on a fait le bon réglage,
Tous les rouages sont d’accord.

A l’âge où le cœur se déchaîne,
Nicole trouva son point G.
Vous devinez la belle aubaine :
D’autres ne l’ont jamais trouvé.
A l’âge où le cœur se démène,
C’est un Geo-Geo qu’elle a trouvé.
A quoi tient la vie tout de même :
Le doigt d’Eros sur le point G.

L’arc est pendu dans l’antichambre
Comme un parapluie, sans ressort.
Il s’est vermoulu à attendre
Comme une branche de bois mort.
L’arc est pendu dans l’antichambre,
Il se fondrait dans le décor.
Mais en juillet, voire en décembre,
Presbyte, Eros le bande encor.

Il y a du mou dans les cordages
Mais la grand-voile flotte encore.
Cinquante ans, c’est un long voyage,
La transat sans quitter le port.
Pas de voie d’eau, de démâtage,
Pas d’exploit de conquistador.
Ulysse a fait du cabotage
Et pourtant on en parle encor.

Le cœur après ce long rodage,
S’il est sage, résiste encor.
Le lit retrouve son usage
Et le sourire ses ressorts.
L’amour retrouve son langage.
Puisqu’il parle,il n’est pas mort.
Il parle il parle il parle il parle
Profitant du repos du corps.

Qu’il n’y ait jamais de faiblesse :
Vous êtes au point de non-retour.
Qu’en vous l’éternelle jeunesse
Ressource un éternel amour
Qu’en vous l’éternelle jeunesse
Ressource un éternel amour.


NONOS D’OR.
( Musique de Georges Brassens (L’orage). Paroles de Léo Reyre)
Qu’on lui donne à choisir : Nicole ou Taulignan ?
Qu’on le condamne enfin à l’écartèlement !
Cinquante années entre deux chaises,
Même pour un fessier aguerri d’enseignant
Le trou de Barjaçou peu à peu se distend.
Qu’on mette un terme à cette ascèse.

Que Geo soit une fois moins tranché, moins chauvin,
Qu’en l’eau de Saint-Martin il mette un peu de vin
Et qu’il mette entre parenthèses
La Roche-Saint-Secret, Monbrison et Grignan,
Les quartiers, les lieux-dits de son cher Taulignan
Que son cerveau prend pour prothèse.

Qu’on interpose un mur, tout au moins une haie,
Entre son domicile et son natal clocher
Qui lui fait perdre la boussole.
En cinquante ans d’union, a-t-il dit une fois :
« Nicole, mon amour, mon seul clocher c’est toi.»
Avant de partir à l’école ?

Malgré les ans passés en perfectionnement,
Malgré les cours spéciaux, en fait malgré le temps,
Malgré Nicole sa madone,
Aujourd’hui, on ne peut hélas que constater
Que Geo de Taulignan n’a fait aucun progrès.
Que Saint-Martin le lui pardonne.

S’il fut, adolescent, un brillant matador,
C’était une photo et l’arène un décor,
Du carnaval, de la foutaise.
Mais l’habit de lumière,  au temps des noces d’or,
Hante les nuits de Geo lorsque Nicole dort.
El Cordobès est mal à l’aise.

Il est seul dans l’arène Olé! Olé! Olé !
Estoquant des taureaux aux cornes acérées…
Il se réveille. Oh ! La surprise !
Les Olé ne sont que les ronrons de son chat
Et l’habit de lumière n’est que son pyjama.
El Georgito fait mine grise.

Dans des malles rangées au fond de son grenier
Nicole garde de Geo les vieux habits fripés
Comme de dévotes reliques.
La blouse où l’on devine les traces de la craie
Sera sans doute un jour, dans sa châsse, un attrait
Pour pèlerins peu catholiques.

Nous ne les verrons pas, mais soyez-en certains,
A pied ou à genou et le verre à la main,
Ils feront le tour des chapelles
Avant d’aller prier  Saint-Geo de Taulignan
Qui vécut près du nid sans y être dedans.
Ce sera mieux qu’à Compostelle.

Il aura son autel comme tout un chacun
Auprès de Saint Martin et de Saint Quante-et-un
Qui guidèrent son existence.
Et l’eau de Saint-Martin, miraculeusement,
Troublera l’autre saint avec son agrément.
Pas de glaçon, c’est une offense !

Les murs seront couverts de fervents ex voto
Rappelant ses bienfaits à travers ses photos
Du Dauphiné, de la Tribune.
Combien de pèlerins lui devront leur renom ?
Combien de grands soleils lui devront leurs rayons ?
Et combien de pierrots la lune ?


(sur l’air de « Rue Saint-Vincent » d’Aristide Bruant)
[size=18]La moche.

L’était si moche cette femme
Qu’aux dons d’organes
Où l’on se bat pour une main,
Pour un cœur, une rate, un sein,
On n’a jamais voulu les siens.
Pas tout de dire qu’elle était moche :
L’était fêlée comme une cloche
Et gueulait du soir au matin
Après les chats, les rats, les chiens.
Faut vivre ça quand t’es voisin.
Pas tout de dire qu’elle était folle :
Par-dessus tout, l’aimait la gnole,
L’avait toujours sa fiole en main,
Picolait par tous les chemins,
Lavait son dentier dans le vin.
Pas tout de dire qu’elle était ivre :
L’avait jamais ouvert un livre,
Jamais dit un mot de latin,
Jamais eu de carnet mondain,
Jamais fait partie du gratin.
Faut dire qu’elle était marginale,
Qu’elle connaissait que la fringale ;
L’était plus forte que les chiens
Pour gagner son croûton de pain
Dans les poubelles, le matin.
Faut dire qu’elle était matinale
Qu’elle succédait aux femmes fatales
Aux lampadaires des trottoirs.
Faut dire qu’elle y faisait le vide
Avec ses relents homicides.
Un désespoir.
Pourtant l’aurait été mignonne
Si elle  avait pas eu cette trogne
Ni tous ces poux dans le chignon
Si elle avait eu deux yeux les mêmes
Pas tous ces grains dans le système,
Si elle avait connu le savon.


SUPPLIQUE DES ENFANTS DE LA TERRE
Il y a des noirs, il y a des jaunes,
Il y a des rouges, des blancs
Mais de loin la Terre est bleue,
Limpide au milieu du ciel.
Il y a des dieux, des paradis
Et des enfers différents,
Des bibles et des corans,
Des fous et des innocents.
Mais pourtant
La Terre tourne toute seule. Au loin,
Le soleil règle les soirs et les matins.
La Terre est aux enfants.
Laissez-la aux enfants,
Aux noirs, aux jaunes, aux rouges, aux blancs.
Notre Terre si bleue
Ets la boule d’un jeu,
D’un jeu d’enfants.
La Terre est aux enfants,
Laissez-la aux enfants.
La guerre est la folie des grands.
Prenons la Terre en mains
Maintenant car demain
Nous serons grands.
Guerre à la faim, guerre à la mort,
Guerre à la guerre et aux fous !
Pour un monde différent,
Laissez la Terre aux enfants.
Il y a des noirs, il y a des jaunes,
Il y a des rouges, des blancs
Mais de loin la Terre est bleue
Et ce sont tous ses enfants.
Oui, sans vous, la Terre tourne toute seule. Au loin,
Le Soleil ouvre pour nous le grand chemin.


RÊVONS
Le jour descend
L’ombre s’étend
La Lune attend
Sur la colline.
Fermons les yeux
Rêvons à deux.
Le jour descend
L’ombre s’étend
La Lune attend
Rêvons.
Que lentement
Passe le temps
Pour les amants
Qu’il s’éternise.
Fermons le yeux
Rêvons à deux.
Que lentement
Pour les amants
Passe le temps.
Rêvons.
Témoin du temps
La Lune attend
Muettement
Elle est complice.
Fermons les yeux
Rêvons à deux
Témoin du temps
Muettement
La Lune attend.
Rêvons.
Retiens le temps
C’est important
Je t’aime tant
Qu’il s’éternise
Fermons les yeux
Rêvons à deux
Retiens le temps
C’est important
Je t’aime tant.
Rêvons
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